La politique de droite au Québec
 
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 Le Français Québécois

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Paranoir
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Date d'inscription : 26/05/2006

MessageSujet: Le Français Québécois   Ven 2 Juin - 2:32

Voici un extrait de ce magnifique site, tiré de cette page

LE FRANÇAIS QUÉBECOIS


Le français parlé au Québec est différent de tous les autres
français du monde. Pourtant, il s'agit bien du français et non pas d'un
créole, d'un dialecte ou d'un patois. Ce n'est pas non plus un français
régional, puisque le Québec n'est pas une région de la France. Le
français québécois, c'est bel et bien un français national.
Lors des premiers contacts, un francophone de l'extérieur du pays aura
possiblement de la difficulté avec l'accent ou encore avec certaines
expressions typiquement québécoises, mais avec le temps, il s'y fera
sans grande difficulté.
Il est important de spécifier qu'il
s'agit bien d'un français québécois et non d'un français canadien. En
effet, il existe au moins une autre communauté francophone au Canada,
la communauté acadienne, et celle-ci parle une langue différente de la
nôtre tant par l'accent que par le vocabulaire.


LA LANGUE D'UN EMPIRE


Pourquoi le français québécois est-il donc différent de celui de la
France ? La réponse, comme c'est souvent le cas, se cache dans le
passé. Plusieurs témoignages confirment que, dès la fin du 17e siècle,
tout le monde en Nouvelle-France s'exprime en français. Or, en France à
la même époque, les patois sont encore très nombreux. En effet, deux
Français sur cinq ne comprennent ni ne parlent le français! Seulement
un Français sur cinq en a une connaissance active. En 1698, le sieur de Bacqueville, alors contrôleur général de la marine en visite à Québec, écrit «on
y parle ici parfaitement bien sans aucun accent, on ne saurait
distinguer le parler d'aucune province dans celui de la canadienne.» Un navigateur fut tout étonné que tous ici, même les paysans, parlent un français comparable à celui de la cour du roi!


L'usage du français a donc été généralisé ici avant de l'être en
France. On doit ce fait principalement à deux facteurs. Tout d'abord,
les colons qui viennent peupler la Nouvelle-France étaient originaires
de différentes provinces françaises et tous parlaient donc leurs patois
maternels. Or, une fois ici, ces hommes et ces femmes se retrouvèrent
souvent avec un voisin qui parlait un patois différent du leur, d'où la
nécéssité d'une langue commune. On aurait choisi la plus prestigieuse,
celle du roi, le «françois». Deuxièmement, on remarque que les femmes
ont joué un rôle de première importance dans ce phénomène puisque ce
sont elles qui apprenent la langue aux enfants. Or, des études prouvent
que la grande majorité de celles-ci connaissait, au moins
partiellement, le français.


C'est ainsi que la Nouvelle-France parlera le français de la cour du roi,
et non pas celui des philosophes et des écrivains. C'est dans ce
français royal originaire d'Île-de-France que le français québécois
prend plusieurs de ses particularités, tels que l'usage de «y» au lieu du «lui» (comme dans: J'y ai donné l'argent que j'y dois) ou encore la variante «assisez-vous» au lieu de «asseyez-vous». C'est également du français parisien royal que proviennent les fameux «moé» et «toé». Puisque la majorité des colons venaient de la Normandie, on retrouve également dans le français québécois plusieurs particularités du parler normand comme le fameux «-eux» en fin de mots comme dans «siffleux, robineux, seineux, têteux, niaiseux, ostineux ou senteux». (Tous plus flatteurs les uns que les autres) ;-D.


Notons que le français de la Nouvelle-France commence déjà à
développer un lexique différent et unique. Plusieurs néologismes sont
des termes empruntés aux langues amérindiennes (calumet, achigan, ouananiche, masquinongé, carcajou, etc.) et d'autres proviennent du vocabulaire maritime (embarquer, virer, baliser, mouiller, etc.) Citons d'Aleyrac qui écrivit en 1755: «Tous
les Canadiens parlent un français pareil au nôtre. Hormis quelques mots
qui leur sont particuliers, empruntés d'ordinaire au langage des
matelots, comme amarrer pour arracher, hâler pour tirer non seulement
une corde mais quelque autre chose. Ils en ont forgé quelques-uns comme
une tuque ou une fourole pour dire un bonnet de laine rouge... Ils
disent une poche pour un sac, un mantelet pour un casaquin sans pli...
une rafale pour un coup de vent, de pluie ou de neige; tanné au lieu
d'ennuyé, chômer pour ne manquer de rien; la relevée pour l'après-midi;
chance pour bonheur; miette pour moment; paré pour prêt à. L'expression
la plus ordinaire est: de valeur, pour signifier qu'une chose est
pénible à faire ou trop fâcheuse.»


UNE LANGUE CONQUISE


Après la conquête britannique de 1759, le Québec se
retrouve isolé de la mère-patrie. Plusieurs voyageurs dénoteront le
caractère anglicisant et archaïsant du français d'ici, surtout dans les
journaux et dans le domaine du droit. Ce qu'il faut comprendre, c'est
que depuis la Révolution de 1789, la France a changé
de norme. Ce n'est effectivement plus le français du roi qui y est vu
comme prestigieux, mais bien celui de la bourgeoisie. Or, ce changement
de norme ne se produit pas ici, et c'est toujours le français royal qui
continue d'évoluer en vase clos.


Le français ne bénéficie d'aucune forme de reconnaissance officielle
de la part du gouvernement britannique. Plusieurs secteurs d'activités
de la colonie (comme le droit, la politique et les affaires) passent
aux mains de riches bourgeois anglais et écossais qui ne parlent que
l'anglais et qui méprisent souvent les habitants francophones. Malgré plusieurs tentatives d'assimilation, le français résiste et persiste, presque miraculeusement.


UNE LANGUE EN ÉVOLUTION


Car la langue évolue inexorablement. Le français d'ici traversera une période d'anglomanie,
pendant laquelle il sera déprécié et humilié au profit de l'anglais. Il
sera envahi de termes anglais, on ne le verra plus que comme une langue
romantique, étrangère aux progrès technologiques et aux milieux des
affaires. À Montréal en particulier, le français disparaîtra presque complètement dans l'affichage et la publicité.
Recevoir un service en français dans certains magasins de la métropole
était souvent impossible. Mais, pour la majorité francophone écrasée,
ce n'est que partie remise.


Les années 1960 amènent une véritable renaissance québécoise, une
révolution tranquille. La fierté renaît, le nationalisme atteint de
nouveaux sommets et le français s'affirme comme jamais. Dans ce Québec
en ébullition qui rejette un passé dont il est peu fier, des puristes baptiseront le français québécois «le joual» et le décriront comme un parler informe, populaire et anglicisé. On qualifie même ce joual «d'absence de langue».
Ces puristes se lanceront dans une guerre aux anglicismes et aux
régionalismes dans le but de «purifier» la langue. Le français de Paris
devient la norme des médias et des élites.


LE FRANÇAIS QUÉBÉCOIS MODERNE


En réaction à cette croisade entreprise par les puristes, plusieurs
rétorqueront que le parler d'ici est bien à nous et qu'il faut en être
fier. Il n'est pas une honte mais plutôt le reflet de l'histoire et de
l'âme d'un peuple. Jacques Renaud publie le premier roman écrit en français québécois en 1964, «Le cassé», mais le romancier le plus populaire du genre est sans aucun doute Michel Tremblay.


Aujourd'hui, le français québécois est écrit, chanté et célébré.
Mais il s'en trouve encore, malheureusement, qui se complaisent à
l'associer à un soi-disant manque d'éducation et qui lui préfèrent une
espèce de «français international» sans odeur et sans âme... un jour,
on n'entendra plus les Québécois dire qu'ils "parlent mal".

Lien vers le site : http://www.republiquelibre.org/cousture/index.htm
Bonne visite ! Smile
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DRUMSTICK



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MessageSujet: Re: Le Français Québécois   Dim 25 Juin - 22:36

super ton sujet.Il va s'en dire que la langue évolue toujours mais garde toujours l'ame du Québecois de génération en génération
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